Retour en images sur le camp chantier de Giulia et Alix – Togo 2016

SAMSUNG CSCTout à commencé le 12 juillet où nous débarquions avec 4 heures de retard, au Togo, notre destination tant attendue. Matthieu, notre « chef » et chef de projet à Avenir En Héritage et Gabriel, fondateur et directeur d’ANGE, nous ont accueillies et amenées à la maison des volontaires dans Lomé à travers les routes togolaises constituées de terre battue et trous à notre plus grand étonnement.

Le lendemain, départ pour le Camp Chantier à Sichem, débarquement immédiat au cœur de l’action : 80 enfants de 7 à 18 ans, présentations, jeux, rires, cris et même pleurs nous ont tout de suite permis de rentrer dans le bain. C’est alors que nous avons compris le fonctionnement du camp, une petite ville à notre échelle. Huit équipes sont formées afin que chacune soit constituée de plus jeunes et de grands, de garçons comme de filles bien qu’elles soient en grande minorité.

Ces huit groupes étaient « encadrés » par un yovo (un « blanc » en ewe, l’une des langues parlée au Togo), un éducateur d’ANGE et aussi un « grand frère togolais », jeunes de ANGE d’une vingtaine d’années. Nos binômes et bien souvent amis qui nous ont guidées tout au long de notre séjour et aidées afin de rendre notre tâche bien plus réalisable.

Au camp, le réveil matinal s’impose, 6h du matin et la journée commence au rythme du jambé et du sifflet, à vous donner une migraine dès l’aube, suivi de la prière et du sport. Finalement tous les enfants déjà surexcités et débordant d’énergie se répartissent par équipe et à chacune est assignée une corvée : balayage, cuisine ou arrosage, aucune équipe n’est privée de participer. Cela ne les dérange pas, tout est source d’amusement, même une petite moquerie pour les yovos et leur manque de technique. Dès le premier jour, nous avons réappris à balayer ou faire la vaisselle, à la manière togolaise. Pas de problèmes, on s’adapte.

SAMSUNG CSCAprès cela, le petit déjeuner suivi des premiers jeux, c’est là que nous avons découvert les cercles, où se déroulent tous les jeux, ou plutôt les « KLOBOTOTO, ZERO ! » comme on dit en éwé pour les rassembler en cercle. On y a découvert de nombreux jeux entre les « appelle appelle appelle », les danses, ou simplement des jeux dont le principe nous échappe encore. Mais les enfants étaient ravis, c’est le principal. Nous les divisions ensuite en deux groupes, les petits restaient sur le camp pour des jeux, ou activités créatives ou ludiques, les plus grands allaient de l’autre côté de la route, au centre Mon Refuge, pour y effectuer du travail.

Certains jours, des enseignements étaient prévus, « Je prends soin de ce que j’ai », « Une famille pour me réaliser » ou encore « A la recherche de la vérité » créant généralement un débat.

L’après – midi était le moment des grands jeux, tournoi de foot, cluedo ou chasse au trésor, les grands et les petits par équipe ne manquaient jamais de mettre du cœur à l’ouvrage, la compétition, c’est sacré !

Finalement, la vie quotidienne reprenait, douches, préparation du diner, diner, comme à la maison ! Les soirées terminaient souvent en veillée danse et spectacle ou parfois film quand la fatigue prenait le dessus. Vous pouvez imaginer notre étonnement quand Simon, 7 ans dansait mieux que tous les yovos réunis et nous montrait comment nous déhancher tout en ayant un petit sourire en coin. Le voyage à Kpalimé cette année fut un changement, une occasion pour les enfants de changer d’air et pour nous de les découvrir plus responsables et intéressés que jamais.

Pour nous, partir, c’était relever un défi, et on pensait pouvoir « aider » mais nous n’avons rien fait, c’est eux qui nous ont tout apporté. On repart chargées de souvenirs mais surtout déjà nostalgiques de ces 3 semaines de joie. La difficulté n’est-elle pas finalement lors du retour à la réalité française ? C’est aujourd’hui que nous devons faire face à notre premier véritable obstacle, le manque. Nous nous sommes surprises à regretter l’odeur repoussante de l’anti-moustique, les cris des enfants mais surtout la générosité des personnes.

Trois semaines au Togo en trois mots nous a-t-on demandé. La réponse a été évidente pour nous deux: joie, bonheur et fatigue.

GIULIA ET ALIX

CAMP CHANTIER Togo – 2016

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