Retour sur Le Bonheur à l’Honneur – Interview de Frédérick

Lundi 20 mars dernier était dédié à la Journée Internationale du Bonheur ! Frederick, un de nos volontaires en Service Civique, a choisi de marquer le coup en organisant «Le Bonheur à l’Honneur». Il répond – avec joie – à nos questions, en revenant sur son projet, et notamment sur sa Soirée Focus autour du Bonheur…

Avenir En Héritage : Tu as pour mission Le Bonheur comme Projet de Société. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ta mission ?

Frédérick : Depuis que j’ai intégré Avenir En Héritage en octobre, je promeus le bonheur à travers différentes actions. Le projet est parti d’un constat de l’association qui souhaitait interpeller l’ensemble des acteurs de la société sur cette thématique. On aspire tous au bonheur mais en parle t-on vraiment en tant que projet de société. C’est tellement paradoxal ! Beaucoup trop de personnes voient le bonheur comme un sujet d’utopistes et de rêveurs, un sujet de second plan qui ne mériterait pas tant d’attention que ça. Aujourd’hui, peu de personnes croient réellement au bonheur, et c’est triste. Je pense qu’on a tout à gagner à s’y intéresser davantage…

J’agis donc afin de rendre le bonheur crédible. Je travaille sur la conception d’une mallette pédagogique qui permettra d’animer des ateliers bonheur auprès des jeunes. En parallèle, je co-anime avec mes collègues tous les mois une émission radio sur RCF Charente Maritime qui traite de différentes thématiques liées au bonheur comme «Le Bonheur et la pleine conscience», «Le Bonheur dans l’urbanisme» ou «Le Bonheur au travail», sujet dont on entend de plus en plus parler.

Attention à ne pas tomber dans le bisounourisme car à trop baigner dans le bonheur, on peut facilement oublier une réalité bien moins séduisante. J’en prends bien conscience même si selon moi, un peu plus de bisounourisme dans la société ne ferait pas de mal…

Avenir En Héritage : Comment réagissent les gens autour de toi quand tu leur parles de ta mission ?

Frédérick : En général, j’ai droit à des «Mais encore ?!» ou «Plus concrètement, tu fais quoi ?!», souvent accompagnés d’un sourire mi-moqueur mi-intrigué. Ça fait forcément sourire et je comprends. J’aurais eu une réaction similaire à leur place. C’est alors à moi d’assurer sur la description de ma mission. Elle doit être brève, précise, et donner des exemples concrets ! Pas le droit aux «euhhh» ou autres temps d’hésitation (Rires) !

C’est le prix à payer quand on veut faire bouger les lignes, surtout vers un sujet comme le bonheur, et j’accueille tous ces petits défis avec enthousiasme…

Avenir En Héritage : Et cette soirée alors ?! Peux-tu nous expliquer en quoi elle consistait ? Comment tu l’as organisée ?

Frederick : Le Bonheur à l’Honneur était l’occasion de célébrer la Journée Internationale du Bonheur. Pour reprendre l’objectif d’Avenir En Héritage,  je voulais bâtir des ponts entre les mondes et les générations, cela autour du thème du bonheur. Il fallait donc penser à un lieu, des activités et des thématiques qui intègreraient toutes personnes, indépendamment de l’âge, du milieu social, des moyens… Le bonheur dans la diversité, c’est une vraie conviction dans l’asso. Pour le choix du lieu, c’est assez logiquement que je me suis dirigé vers le bar Aiôn avec qui on entretient de bonnes relations et qui promeut aussi ces valeurs solidaires. Ils ont accepté d’ouvrir spécialement pour l’occasion. Rapidement, j’étais entouré d’une équipe motivée composée de Leslie du bar Aiôn, Laurence de Bien Etre & Bonheur Association, et Astrid, une amie musicienne intervenante. La machine était alors lancée…

«Il fallait donc penser à un lieu, des activités et des thématiques qui intègreraient toutes personnes, indépendamment de l’âge, du milieu social, des moyens… Le bonheur dans la diversité, c’est une vraie conviction dans l’association.»

Avenir En Héritage : Il y avait quoi de prévu pour cette soirée ?

Frederick : On a décidé de commencer par un échauffement corporel et sensoriel animé par Astrid. Nous étions une vingtaine à prendre part à cette animation dont l’objectif était de mettre les gens à l’aise avant d’entamer la table ronde.

Jo en pleine action lors du «téléphone arabe» des émotions – ici, la joie.

Tout le monde est en place. L’animation peut enfin commencer !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la partie table ronde, j’ai joué le rôle de l’animateur, avec à mes côtés, deux intervenants venant d’horizons différents. D’un côté Laurence Martin du milieu associatif, et de l’autre Jean Louis Lavergne, issu du monde de l’entreprise. Ils étaient très complémentaires malgré leurs parcours différents et c’est justement ce que je voulais montrer : le bonheur se retrouve partout.

 

De gauche à droite : Laurence Martin, Jean Louis Lavergne, et Frederick. Le bonheur rassemble les générations.

Après une introduction autour du bonheur et de la philosophie, on a enchainé sur 3 thèmes : Bonheur & Éducation, Bonheur au Travail, et Bonheur au quotidien. J’ai souhaité rendre ce moment le plus interactif possible. On en a assez des monologues d’intervenants qui parlent sans que personne ne puisse réagir. C’est pourquoi, chaque fin de partie donnait place à un temps d’échange dynamique qui invitait chacun à la réflexion personnelle. Je voulais que chacun s’imprègne au maximum du sujet pour être capable de construire sa propre opinion. Comme j’ai l’habitude de dire, le but était de «planter des petites graines».

Une fois la table ronde terminée, place à l’happyritif, avec un quiz du bonheur, un jeu de créativité, un mur d’expression «Exprime ton bonheur» sur fond de musique entrainante et joyeuse. Sans oublier les tapas et le Planteur du bonheur, cocktail crée pour l’occasion.

Lancé de dés de Story Cubes – jeu de créativité et d’imagination – sous l’œil attentif du planteur du bonheur

 

 

 

 

 

 

Laurence en pleine animation de son quiz du bonheur !

«Se faire confiance». Les participants ont eu l’occasion d’expérimenter des outils concrets visant à remettre le bonheur au cœur des priorités.

 

 

 

 

 

 

 

Avenir En Héritage : Que retires-tu de cet évènement ?

Frédérick : Dans l’ensemble, c’était une expérience très positive. Je n’avais jamais porté un projet similaire du début à la fin. Je suis le premier à dire que c’est en sortant de sa zone de confort qu’on apprend le plus, et cet évènement m’a clairement poussé à en sortir… spécialement lors de l’animation de la table ronde alors que je n’aime pas vraiment prendre la parole en public. Au final, ce n’était pas si difficile que ça. Je dirais même que c’était plutôt agréable (Rires).

J’ai apprécié la diversité des taches que cet évènement m’a poussé à effectuer. De la gestion de projet à l’animation de la soirée, en passant par la création graphique et la communication sur Facebook, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer !

Avenir En Héritage : À t’entendre ça a l’air facile… Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

Frédérick : Je pensais aussi que c’était difficile jusqu’au moment où je me suis lancé. Le plus dur c’est de faire le premier pas. Une fois qu’il est fait, toutes nos peurs disparaissent et on rigole en y repensant.

Quand j’ai décidé d’organiser la soirée il y a 1 mois, je ne savais pas vraiment vers quoi je me dirigeais. J’avais peur de ne pas assurer. «Et si c’était un flop ?» «Et si les gens s’ennuyaient?». Bref, beaucoup de «Et si…» qui ne servent à rien d’autre qu’à créer le doute qui empêche d’avancer.

La recherche d’intervenants a pris un peu de temps mais à force d’envois d’emails et d’appels téléphoniques, j’ai pu m’entourer de deux intervenants qualifiés et motivés qui ont su me rassurer. Pendant la table ronde, il fallait gérer le débat et le temps de parole mais je ne dirais pas que c’était une difficulté à proprement parler…

Avenir En Héritage : On a vu pendant l’évènement que tu aimais bien les citations. Une p’tite dernière pour la route ?»

Frédérick : (Rires). «Entre le stimuli et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace réside notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans notre réponse repose notre épanouissement et notre liberté». C’est une citation de Viktor Frankl, neurologue et psychiatre autrichien qui a crée la logothérapie (théorie sur le sens de la vie) après avoir connu les camps de concentration nazies.

Cette citation se rapproche du bonheur par une voie davantage spirituelle qui résonne beaucoup en moi. Bonheur et spiritualité : peut être le thème du prochain évènement qui sait ?!

Pour ceux qui souhaitent retrouver les points abordés lors de la table ronde, on vous propose une synthèse ici.

Revivez également la partie Bonheur et Travail et Bonheur et Education à travers ces deux articles écrits par Jean Louis Lavergne. Merci pour ce beau travail. 

 

Un petit clic et c'est parti !

Créons des ponts entre les mondes !
RSS
Follow by Email
Facebook
Facebook
YouTube
YouTube
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *