Rencontre avec Emmanuel Gayraud, Chargé de mission à la Direction Générale de la Recherche et de l’Innovation de la Commission Européenne

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Emmanuel Gayraud, Chargé de mission à la Direction Générale de la Recherche et de l’Innovation de la Commission Européenne

Emmanuel Gayraud est économiste et a travaillé pendant plus de 15 ans dans le secteur de la coopération au développement, notamment pour le compte de l’Union européenne. Il travaille aujourd’hui à la Direction Générale de la Recherche et de l’Innovation de la Commission Européenne.

  • A titre personnel, que pensez-vous de l’ES ?

Le système actuel semble montrer ses limites, il suffit de voir l’accroissement des inégalités au sein de la population et entre les pays.

« L’économie n’est pas faite pour fonctionner toute seule »

Il ne devrait pas y avoir l’économie d’un côté et les questions sociales et environnementales de l’autre. L’économie doit pouvoir être en mesure de prendre en compte les préoccupations sociales et environnementales, en ayant comme objectif final le développement humain et le bien-être des populations plutôt que seulement la croissance. L’économie sociale semble prendre en compte ces préoccupations.

  • Que pensez-vous de la stratégie Europe 2020 ?

La stratégie Europe 2020 vise à promouvoir une croissance intelligente, durable et inclusive et de ce fait prend en compte les questions sociales et environnementales. Elle a notamment pour objectifs de réduire les inégalités et de lutter contre le changement climatique.

Cela va dans le bon sens et correspond aux défis qui sont les nôtres actuellement. La lutte contre les inégalités est une question essentielle. Ces dernières années, les inégalités ont eu tendance à s’accroître. Au-delà même de la croissance, cela nous amène aussi à nous interroger sur notre modèle économique.

« En Europe, on parle beaucoup de croissance mais la croissance n’est pas tout, elle n’est qu’un moyen »

L’ES a certainement un rôle à jouer dans l’atteinte des objectifs de la stratégie 2020. Il y a ces dernières années une tendance à prendre davantage en compte ce secteur de l’économie au niveau de l’Europe. Cela se traduit notamment par la mise en place de programmes de soutien à ce secteur.

  • Les politiques doivent-ils faire plus pour permettre à l’ES de se développer?

L’ES est encore un secteur relativement nouveau. Il est important de créer un environnement et les conditions nécessaires au développement de ce secteur. En Europe, les acteurs de l’ES sont représentés au sein du Comité Économique et Social Européen qui joue un rôle dans la définition des politiques européennes.

Dans d’autres régions du monde, notamment en Amérique latine, dans des pays comme la Bolivie et l’Equateur, il y a une volonté politique très forte de placer les questions sociales et environnementales en haut de l’agenda. A l’instar de ce qui s’est passé avec la démocratie participative, ces pays peuvent être des pionniers dans le domaine de l’ES.

« Je pense que les pays européens peuvent apprendre des politiques menées dans d’autres régions du monde»

  • Comment les différentes Directions Générales (DG) de la Commission coopèrent ?

Il y a une collaboration entre les différentes DG notamment pour assurer la cohérence des différentes politiques européennes. Au sein de chaque DG il y a une importance donnée à l’échange avec les autres DG.

Dans la nouvelle Commission, il y a sept vice-présidents. Chacun s’occupe d’une priorité politique et pour cela est entouré d’une équipe de commissaires. Cela doit permettre une meilleure coordination entre les DG.

Dans le domaine de l’ES, plusieurs DG sont concernées par le sujet et il est important qu’il y ait une bonne coordination et collaboration entre les différentes DG.

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